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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/33

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Auteurs féminins

Majesté la Reine de Roumanie, connue sous le nom de Carmen Sylva, Mme Juliette Adam, Mme Duclos de Méru, Mlle de Siarit, Mlle Thérèse Vianzone, Mlle Hélène Vacaresco, la baronne Grellet de la Deyte, la petite nièce de Montcalm, la vicomtesse d’Aubervilliers ; elle les avait intéressé de ses notes de voyage dans les provinces maritimes et dans les provinces de l’Ouest, ainsi qu’en France et en Italie, de ses articles bibliographiques sur des ouvrages français et canadiens, de ses écrits sur des questions de politique française et canadienne, et elle avait avivé en maintes circonstances leurs sentiments patriotiques.

Françoise était donc à bon droit considérée comme l’une de celles qui dans les lettres honoraient le plus la canadienne-française. Aussi sa perte fut-elle douloureuse pour toute la population française du Canada et en particulier pour l’élite intellectuelle. Elle fut aussi regrettée à Paris où elle comptait des admirateurs, comme nous le dit M. Léon de Tinseau, le romancier bien connu au Canada, dans l’éloge qu’il en fit à sa mort dans l’Écho de Paris.

Françoise a été, au cours de sa carrière littéraire, l’objet de faveurs signalées. Elle fut, avec Mme Dandurand, déléguée par le gouvernement de Sir Wilfrid Laurier à l’Exposition Universelle de Paris en 1900, et prit une part active au Congrès International des Femmes qui eut lieu à cette occasion. Sa distinction et son affabilité lui valurent alors