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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/32

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Françoise

de ses sentiments. Invitée aussi comme conférencière à toutes les réunions féminines de son temps, elle avait contribué à leur succès par le charme de sa parole facile et de ses idées progressives. Ses conférences les plus importantes furent celle faite au Congrès de la Fédération St-Jean-Baptiste, le 20 mai en 1907, sur « Le Rôle de la Page féminine » ; celle faite à l’École Ménagère provinciale, le 26 février 1908, sur “ L’Âme féminine ” ; celle prononcée le 24 juin 1909, devant la section féminine de la Société St-Jean-Baptiste, sur « L’Influence du Journalisme ».

Tous les intérêts féminins et toutes les bonnes causes féminines, elle les avait servis avec un dévouement inlassable, et non seulement elle avait appuyé les initiatives de Mme Dandurand, mais elle s’était fait admirer par ses idées de progrès et d’avancement en réclamant, entre autres, pour les jeunes filles, l’instruction commerciale qu’elles reçoivent maintenant autant que faire se peut depuis la fondation de la Fédération Nationale et qu’elle désirait faire donner dans un lycée commercial institué spécialement pour les jeunes filles.

Pendant vingt ans, elle avait entretenu ses lectrices de choses intéressantes et instructives. Elle leur avait fait connaître des femmes de grande distinction, et les avait eues comme collaboratrices dans son Journal de Françoise, entre autres : Sa