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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/26

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Mme Dandurand


En 1893 elle fonda la première revue féminine de langue française au Canada : le Coin du Feu. D’une belle tenue littéraire, cette revue fit les délices de ses lecteurs. Par mauvaise fortune, elle ne dura que quatre ans, Mme Dandurand ne pouvant suffire seule à la tâche que requérait sa publication, par suite de toutes les œuvres auxquelles elle donnait son temps. Mme Dandurand fut la première à inaugurer dans sa revue le plébiscite littéraire. Cette innovation obtint alors le concours de personnages tels que Paul Bourget, Jules Simon, en France, sir Wilfrid Laurier, sir Adolphe Chapleau, et sir A.-B. Routhier.

Dans ses chroniques Mme Dandurand a abordé les sujets les plus variés : études artistiques, critique littéraire, peintures de mœurs, bibliographie, et les a traités avec grâce et distinction. Elle s’est surtout appliqué à donner le goût des belles manières, des choses élevées, et à faire aimer ainsi ce qu’elle a toujours elle-même aimé et appris à aimer au foyer familial.

Celles qu’elle a publiées dans le Coin du Feu sont signées « Météor ».

En 1901, elle a eu la bonne inspiration d’en publier un certain nombre en un volume intitulé : Nos travers, qui a eu beaucoup de vogue. Nos petits défauts y sont dénoncés avec un art spirituel et mordant, et il y a vraiment plaisir à lire ces bonnes