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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/139

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Auteurs féminins

petite-fille par sa mère, et de Joseph Marmette, ce délicat romancier dont elle est la fille, et que nous avons connu à Québec, alors que jeune écolier au Petit Séminaire, son nom était si populaire et son meilleur roman, François de Bienville, l’objet de nos convoitises. Mme Boissonnault nous rappelle aussi le souvenir de son père, M. Jules Dumais, un des notaires les plus appréciés de son temps.

Ces deux femmes de lettres nous sont connues depuis longtemps.

Louyse de Bienville est cet écrivain épris d’art et de littérature qui a collaboré plusieurs années au Soleil de Québec, et qui ensuite dans le Journal de Françoise et la Bonne Parole nous donnait ces articles remarquables intitulés « L’Art dans la vie », « Le culte du Beau », et des causeries sur le bon vieux temps et l’esprit familial. La Revue Moderne, de Madeleine, la compte aussi comme une de ses collaboratrices.

La revue Pour vous, Mesdames, à laquelle elle a aussi collaboré et que dirigeait Gaëtane, disait un jour d’elle :

« Son talent sérieux, qui semble tenir de son double ascendant littéraire, lui permet d’essayer avec la même sûreté de touche, les genres les plus divers. Qu’elle écrive une nouvelle, ou qu’elle traite les graves questions d’intérêt social, elle sait toujours prendre le ton qu’il faut et le maintenir jusqu’au bout. Dans la nouvelle, la tendance ima-