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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/135

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Auteurs féminins

celui de sa voisine, et nous fait voir toute une psychologie ingénieuse et fine qu’on chercherait en vain en de gros traités. L’intrigue, sans être bien nouvelle, est ingénieuse. Évidemment, l’auteur a écrit cette nouvelle avec un peu de hâte. On n’y trouve pas le fini des contes. Mais elle n’en vaut pas moins par la langue, le fond et la fraîcheur de l’inspiration, il y a de même de l’émotion véritable, don de conteuse, dans Isola et Tante Emma, deux nouvelles, qui me paraissent supérieures à L’Homme du Jour. Beaucoup de nouvellistes français, qu’on nous oppose avec un si ridicule parti-pris, n’ont pas fait mieux à leurs débuts. Isola, Tante Emma et La Brodeuse de Dragons sont des nouvelles que nos lecteurs trouveraient délicieuses, si elles étaient signées de Mathilde Alanic ou de Henri Ardel, et qui, telles qu’elles sont, se lisent avec plaisir, avec intérêt.

« Les contes : Les impressions d’un homme dans une carafe, Nestor et Piccolo, La Pupille de Tonton Manuel, sont, je ne crains pas de le dire, des choses exquises, d’une drôlerie irrésistible, d’un charme intime très prenant, d’une forme parfaite. Ce sont de petits tableaux d’une valeur unique dans notre littérature. L’auteur a peint là des types, — ce qui est bien la marque du véritable écrivain, — des types délicieux, pittoresques, d’un relief très sûr et cela, comme en se jouant, dans une langue limpide et vive, d’une ironie souriante et délicatement teintée d’émotion. »

Brins d’herbe. — Par Monique (Mme E.-P. Benoit.) Dans ce livre, Monique nous offre une série de petits tableaux, de croquis, d’échos et de chansons tristes.