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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/114

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Mme A.-B. Lacerte

« Enfin, des Canadiens-français ont trouvé en ce bas monde un endroit

Où de vivre honnête homme on ait la liberté.

« Hélas ils ne sont pourtant pas confirmés en grâce. Les passions humaines les ont suivis. Il y a là un certain médecin qui ne vaut pas cher. J’ignore s’il y a encore des juges à Berlin, mais il y en a, ou plutôt il y en avait à Némoville, et cette cité défunte avait au moins le mérite de rendre justice à qui justice est due.

En dépit de cette ombre au tableau, le livre aurait pu s’intituler : Une idylle sous-marine. Il parait que l’amour et même l’hyménée peuvent vivre au milieu des flots, des algues, des crustacés et des monstres marins.

« Lisez Némoville. C’est un livre très émouvant du commencement à la fin. L’auteur a beaucoup d’imagination, de verve et de sens poétique. On pourrait peut-être reprocher à sa phraséologie un certain laisser aller qui dénote un peu d’inexpérience, mais en somme je défie tout lecteur sérieux de ne pas s’intéresser jusqu’au bout au sort des personnages.

« Malheureusement la ville de Némoville n’existe plus. Elle a été détruite par ordre de son gouverneur. Sans cela plus d’un de nous voudrait s’y réfugier. Qui sait si cet ouvrage de Mme Lacerte ne contient pas, comme Vingt mille lieues sous les mers, des données prophétiques dont nos arrières-neveux verront la réalisation ? »

Dans ses Castels nous apprenons que Mme Lacerte a fait plusieurs conférences, depuis 1915, à Ottawa et