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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/110

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Mme A.-B. LACERTE[1]



Très intéressante est la littérature de cette femme de mérite qui a eu l’heureuse idée d’écrire pour les jeunes comme Marraine Odile dans la Revue Nationale, Marraine Armelle, dans la Presse, et Tante Nine et Petite Mère dans la Patrie, et de publier pour eux en 1915 un livre intitulé Contes et Légendes.

Ces contes, au nombre de dix-neuf, nous rappellent ceux de Perreault, et sont d’une lecture agréable et captivante. Il y en a dont l’intérêt est intense. La morale de plus en est douce et pénétrante. Ils enseignent le dévouement, l’amour filial, l’obéissance, la générosité et la reconnaissance, et montrent tout ce que l’orgueil, la témérité et la désobéissance peuvent produire de mal. Et comme toutes ces historiettes frappent au plus vif l’imagination, elles nous restent dans la mémoire.

De gracieuses légendes en poésie alternent avec ces contes. Elles sont au nombre de vingt-sept, et se rattachent pour la plupart à l’Enfant-Dieu et à la Sainte-Vierge. D’une délicatesse exquise de sentiments, ces légendes chrétiennes laissent dans l’âme une profonde impression et ajoutent à nos

  1. D’Ottawa.