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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/104

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Mlle Daveluy

l’histoire d’une œuvre fondée à Montréal par quelques femmes du monde, il y a près d’un siècle, et qui, depuis cette lointaine époque, n’a cessé de poursuivre sans bruit au milieu de nous son action bienfaisante. C’est l’Orphelinat catholique de Montréal.

« Et voilà que le livre évocateur fermé, je vois défiler devant mes yeux, comme sur l’écran d’un cinéma, les figures énergiques et douces de ces admirables “ dames de charité ". Simplement, sans s’attendre à ce que leurs gestes soient relatés dans les journaux ou commentés dans les salons, elles s’en allaient, pendant l’épidémie de 1832, vers les maisons marquées du sceau de la mort, recueillir les enfants des victimes pour leur donner asile en leurs propres demeures.

« Et le long des années, plus fécondes en épreuves qu’en consolations, mon esprit s’attarde à les suivre à travers les pages du petit livre. Elles sont confiantes et sereines parce qu’ellcs ont conscience d’étre un peu les mandataires de la Providence.

« Pendant plus de soixante-quinze ans l’histoire de cette œuvre est liée à celle des meilleures familles de Montréal, et à la tête du Comité actuel d’administration, on retrouve une petite nièce de Mme Angélique Cotté, la fondatrice, dans la personne de Mme Rosaire Thibaudeau.

« À l’occasion de l’inauguration à Notre-Dame de Grâces du nouvel asile, on vient de publier cette histoire de l’Orphelinat, où se retrouve, avec les noms de ceux qui l’ont fondé et perpétué, le récit émouvant des vicissitudes qu’il a eu à traverser.

« C’est à la plume délicate de Daveluy que cette tâche glorieuse a été confiée. On ne pouvait