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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/102

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Fadette

de rosée où se reflète le ciel — une larme où se concentre tout leur amour. Et lorsque ces pages lumineuses nous auront révélé le secret de cette bonté qui réconcilie avec la vie : bonté opérante qui aide et conseille ; bonté amoureuse qui encourage et relève ; bonté délicate qui craint de blesser même en consolant ; parce que cette bonté nous aura rapprochés du bon Dieu, nous pourrons dire, au seuil d’une vie plus courageuse et déjà plus parfaite, comme au dernier cycle de ses épreuves, l’immortel Dante :

« Je retournai des très saintes ondes,
Refait comme les plantes nouvelles
Renouvelées de nouvelles frondaisons,
Pur et disposé à monter vers les étoiles. »

Fadette a eu aussi l’honneur, comme Mme Dandurand et Françoise d’être nommée membre du Club Lyceum, fondé à Paris par la duchesse d’Uzès, la baronne de Bourgoing, la comtesse de Chabannes et qui compte dans ses rangs les personnalités les plus distinguées de tous les pays dans les lettres, les sciences et les arts.

Fadette a eu encore l’honneur de remporter le deuxième prix à un concours littéraire organisé par Françoise en 1909.