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guides, l’autre de dragons, étaient chaque jour employés à ce pénible et dangereux métier pour le service de la maison de Napoléon. Chaque régiment de cavalerie et d’infanterie envoyait également des détachemens pour le même objet.

Le premier corps forma toujours l’avant-garde jusqu’à Moscou ; il était précédé par des réserves de cavalerie sous les ordres immédiats du roi de Naples, qui avait presque tous les jours des engagemens avec l’ennemi, et dans lesquels il déployait plus de témérité que d’habileté et de prudence. Il avait adopté un costume bizarre qui lui avait fait donner par les soldats le surnom de Franconi. C’était un mélange fantasque du costume d’Henri IV, et du costume espagnol et polonais. Il portait des bottines à talons, tantôt jaunes, tantôt rouges ou verts.

On assurait que l’empereur Alexandre avait fait publier à l’ordre du jour, dans toute l’armée, la défense expresse de tirer sur lui. Cependant comme il s’exposait avec une té-