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ges Cadoudal écrivit qu’il se trouverait aux conférences de Pouancé. Dans cette première réunion, madame de Turpin crut devoir disposer tous les chefs à la paix. Elle jugea dès lors que l’avénement de Bonaparte au pouvoir allait changer la face des choses ; qu’il lui serait facile de rallier les Français à un gouvernement dont la gloire les éblouissait, et que tout serait perdu pour les royalistes ; ce qu’elle n’avait pas envisagé de même sous la Convention, sous le Directoire, ni sous le règne des institutions révolutionnaires. Les chefs convinrent de la situation critique où ils se trouvaient, et de la nécessité de suivre les négociations. Madame de Turpin ouvrit l’avis de ne pas prolonger l’armistice, et de faire plutôt un traité prompt et militaire qui aurait laissé le parti royaliste intact et impénétrable. Elle eût désiré que tous les chefs ensemble et d’un commun accord en eussent fait la demande au Ier Consul Bonaparte par l’intermédiaire du général Hédouville.

Les choses se firent à peu près ainsi quant