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gleterre seraient illusoires, comme par le passé, et que les royalistes ne pourraient compter que sur leurs propres forces. La poudre manquait ; et, faute d’argent pour la solde, il était impossible de tenir les Chouans en corps de troupes réglées. Il eût fallu au moins à chaque armée séparée quelques bataillons de ligne et de quoi les solder, de même que les Chouans qui se montraient disposés à rester sous les drapeaux ; on eût pu obtenir alors de très-grands résultats. Le mécontentement des républicains était au comble ; il se manifestait partout. Jamais peut-être le parti royaliste armé n’avait eu de plus heureuses chances de fortune et de succès.

Mais la pénurie s’étant fait sentir dans les armées royalistes, les espérances étant trompées par le débarquement opéré en Hollande, les princes se voyant entravés dans leur vif désir de venir se mettre à la tête de leurs partisans, les ordres étant d’ailleurs presque contradictoires entre Mittau et Édimbourg,