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son parti. Madame de Turpin lui fit part de l’arrivée de M. de Châtillon, et lui communiqua sa lettre. M. d’Andigné partit aussitôt et fut le trouver. M. de Scépeaux, averti d’un autre côté, fut aussi dans le Morbihan, au rendez-vous.

Les instructions du comte de Châtillon portaient que si M. de Scépeaux n’avait pas conservé son crédit, et que l’armée demandât un autre chef, il fallait donner à cet ancien chef le grade d’inspecteur-général des armées royales, et, dans ce cas, remettre à M. de Châtillon le commandement en chef de l’armée de la haute Bretagne et du bas Anjou. Le chevalier d’Andigné et les officiers qui l’accompagnaient manifestèrent ce même vœu chez Georges Cadoudal. À cette entrevue, toutefois, M. de Châtillon fit tout ce qui était personnellement en son pouvoir pour que M. de Scépeaux conservât le commandement ; ce qui ne fut pas décidé alors, mais trois semaines plus tard, au château de Bourmont, dans la forêt de Pouancé, à la suite d’un conseil