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dirent responsables de la conduite de tous les émigrés qui s’y trouvaient et qui ne pouvaient être en sûreté ailleurs, jusqu’au jour de leur départ. C’est d’Angrie que partirent MM. de Châtillon, de Bourmont, Duplessis-Legout, de Loménie, et beaucoup d’autres encore ; munis de sauf-conduits, ils repassèrent librement en Angleterre dans le courant de juin 1797.

Ainsi l’armée, entre la Loire et la Vilaine, déposa les armes dans les places d’Angers, de Segré, de Candé, de Saint-Georges et d’Ingrande : les réfugiés rentrèrent successivement dans leurs foyers. Le vicomte de Scépeaux, après avoir engagé sa parole dans deux traités successifs, a été fidèle au second et n’a plus repris les armes.

L’événement qui arriva peu de temps après prouve jusqu’à l’évidence que l’article accordé en faveur des émigrés, par l’intercession de madame de Turpin, à l’armée du vicomte de Scépeaux, avait été refusé précédemment aux officiers émigrés qui avaient