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soumettre sur la rive gauche de la Loire, y laissant peu de troupes, se mit à poursuivre de nouveau avec des forces imposantes l’armée du vicomte de Scépeaux. Elle était devenue le refuge, depuis un dernier débarquement d’émigrés sur la côte de Saint-Malo, de tous ceux qui s’étaient d’abord destinés pour la Vendée. L’un d’eux, Armand de Beaumont, neveu et aide-de-camp du marquis d’Autichamp, arrive au milieu de ces nouveaux compagnons d’armes au moment où les républicains surprenaient, au château de Beauchêne, une division d’insurgés qui n’était pas encore réunie. L’avant-garde était déjà en déroute, et plusieurs officiers avaient succombé. Avec quinze hommes seulement Beaumont résiste aux premiers pelotons de la colonne d’attaque, et les force de regagner le château, où, presque seul, il les tient en échec jusqu’à ce que les royalistes, ralliés, puissent se replier en bon ordre. Ils lui furent redevables de n’avoir pas été entièrement défaits.