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ment se fit remarquer dans le baron Charles de Turpin, frère de Lancelot de Turpin, et gendre de la vicomtesse Turpin de Crissé.

Voici comment il débuta dans le parti royaliste : il avait à peine treize ans, lorsque, enfermé pour la seconde fois dans les prisons de la citadelle d’Angers, il fut jugé pour cause de royalisme, et acquitté provisoirement par une commission militaire. Éclairé par l’expérience, devenu suspect, comme parent et ami de plusieurs chefs angevins, et notamment du chevalier de Turpin de Crissé qui avait assuré le passage de la Loire à l’armée vendéenne, à Saint-Florent, il sentit que, puisque les nobles en masse étaient voués à la mort, mieux valait l’affronter glorieusement que de passer de la prison à l’échafaud. Il prit donc rang parmi les royalistes de sa province avant l’âge de quatorze ans ; à l’époque dont il s’agit, il servait comme volontaire avec le titre d’aide-de-camp du général vicomte de Scépeaux. Il n’usait de sa fortune que pour la consacrer à