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Parmi les officiers émigrés qui y trouvèrent un refuge, se faisaient remarquer les fils du comte de Botherel, le comte de Tercier, de Maklot, de la Cochère, de Gai-Fontaine, de la Briffe, de Margadel dit Joubert, et d’autres gentilshommes. Tous recevaient dans les châteaux de Turpin, d’Avaisne et de Dieusie, l’accueil qu’inspire l’intérêt le plus touchant, et qui, au sein d’une guerre civile, leur faisait trouver la sécurité avec tout le charme de l’hospitalité française. Là, les soldats eux-mêmes trouvaient aussi un asile, et les blessés des soins et des secours qui leur étaient prodigués par les femmes royalistes, parmi lesquelles se faisait surtout remarquer la vicomtesse de Turpin.

Ce fut vers cette époque que le chevalier de Turpin, son beau-frère, fut reçu chevalier de Saint-Louis par le comte de Châtillon ; sans ambition personnelle, il n’aspirait à aucun commandement ; il se contenta du titre d’inspecteur général de l’armée royale du bas Anjou et haute Bretagne. Le même dévoû-