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première nouvelle à Angers : elle y fut reçue avec joie. Les commissaires de la Convention lui écrivirent une lettre de félicitation sur le succès de ses démarches, et lui assurèrent au nom des Français une reconnaissance générale. De leur côté les chefs royalistes lui témoignèrent dans les mêmes termes leur satisfaction relativement à sa conduite et au service qu’elle venait de rendre à leur pays.

Madame de Turpin profita de ce moment de faveur pour obtenir des commissaires de la Convention la mise en liberté de beaucoup de royalistes, de prêtres et de religieuses qui étaient encore détenus dans les prisons d’Angers.

Avant même que les conférences de la Mabilais fussent ouvertes, madame de Turpin fit étendre les conditions des préliminaires de paix aux districts de Château-Gonthier, de la Mayenne et de la rive droite de la Loire. De leur côté, MM. Dieusie et de Turpin furent accueillis avec transport à Laval, à Angers, surtout à Château-Gonthier et à Segré : c’était