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telligence ; aussi était-elle souvent consultée par les chefs de son parti qui, presque toujours, prenaient ses avis et y déféraient.

Cependant la Convention nationale, effrayée de ses propres excès et de l’affreuse situation de la France, profita du supplice de Robespierre pour imputer à ce régicide tous les crimes de la révolution, quoiqu’elle les eût partagés et autorisés. Ne pouvant plus gouverner par la terreur et redoutant les suites de la guerre civile, elle offrit la paix aux royalistes. Pour ne pas les blesser, elle exigea seulement qu’ils missent bas les armes sans leur parler d’amnistie. Une proclamation qui engageait les Vendéens et les Bretons insurgés à rentrer dans le devoir moyennant l’oubli du passé, fut adoptée sans discussion. Le décret qui accompagna cette proclamation portait que toutes les personnes connues dans les départemens de l’ouest sous le nom de rebelles de la Vendée et de Bretagne, ne seraient ni recherchées, ni inquiétées pour le fait de leur révolte. L’exécution de ce dé-