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avec l’armée vendéenne, s’opposa aux vengeances qu’on voulait exercer contre les ennemis de sa famille ; il n’exigea d’autres conditions pour les laisser libres que la délivrance de ses deux neveux et de madame la vicomtesse de Turpin. Il continua de faire partie de l’armée vendéenne jusqu’à son retour dans le bas Anjou. Alors, d’après l’ancien plan de Bonchamps, qui consistait à étendre l’insurrection dans les parties limitrophes de la Bretagne et du Maine, il y travailla, comme on l’a vu, de concert avec le comte de Dieusie, son neveu, le vicomte de Scépeaux et autres chefs.

Les principes de madame la vicomtesse de Turpin, les intérêts de son mari émigré, de ses enfans et de toute sa famille, l’attachaient au parti royal. Restée dans sa province, ainsi que mesdames de Turpin et de Dieusie, ses belles-sœurs, elle n’avait pas d’autre route à suivre, d’autres intérêts à défendre, d’autres pays à habiter. On savait qu’elle était douée de beaucoup d’énergie, de courage et d’in-