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trat de Mémel de faire enterrer le mort.

On a attribué ce malheur affreux à un accès de fièvre chaude ; mais quelle en était la cause ? la position alors épouvantable du Roi et de Madame ? mais cette même cause existait dès le 22, où M. l’abbé Marie montra tant de sang-froid et de présence d’esprit. Je n’ai jamais pu me rendre raison de cet événement épouvantable. J’ai beaucoup connu M. l’abbé Marie comme prêtre ; il m’a toujours paru dans la ligne de ses devoirs ; dans la société il n’y avait pas d’homme plus aimable ; il était d’une instruction étonnante, d’un conseil admirable, d’un caractère doux, et éloigné de toute exagération.

Le 23, le Roi partit de Mémel à onze heures précises pour Kœnigsberg (dix-neuf milles), où il est arrivé le 24.

Le Roi et son auguste nièce ne quittèrent Kœnigsberg que le 27, de grand matin, et prirent la route de Varsovie.

Le Roi déjeûna à Creuzbourg, petite ville à trois milles de Kœnigsberg. De là, il fut