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lières qui peuvent nécessairement en résulter.

» Vous êtes au milieu d’une nation hospitalière, auprès d’un Roi magnanime, d’un gouvernement loyal et généreux qui a accueilli avec humanité tous les malheureux Français que le crime avait bannis de leur patrie. Le nombre en est si grand ! mais parmi ces fugitifs intéressans, il peut s’en trouver qui ne soient pas sans reproches par leurs projets de vengeance. La persécution et le malheur ont aigri leurs esprits ; mais l’espérance en les rassurant a dû les calmer, et celui qui avait abandonné sa patrie pour le rétablissement du pacte social et pour éviter la mort, doit souffrir, se taire et pardonner, en prenant pour modèle son Roi, et pour exemple les princes de son sang qui ont éprouvé les mêmes irritations. Vous ferez connaître mes intentions aux Français de toutes les classes qui habitent le même royaume et la même ville que vous. Je saurai récompenser ceux d’entre eux qui auront mérité et qui mériteront ma bienveillance et