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ser la tête. L’honneur de le recevoir était réservé au duc de Brunswick ; il eut le courage, car ce n’est pas malheureusement trop dire, à cause de l’époque, de lui offrir un asile à Blankembourg ; il y donna des ordres pour que le Roi y fût non-seulement en sûreté, mais vénéré comme il devait l’être.

En arrivant à Blankembourg, le Roi prit un logement chez le sieur Schneider, brasseur. Monseigneur le duc de Berry, allant à l’armée de Condé, vint passer quelques jours auprès de S. M. Mgr le duc d’Angoulême s’y rendit aussi peu de temps après. Son Altesse Royale n’avait auprès d’elle que M. l’abbé Marie, un valet de chambre et deux valets de pied. Dans le mois de septembre, le prince revenant de la chasse, et descendant une montagne, son cheval s’abattit ; Son Altesse Royale tomba, et se cassa la clavicule ; elle lui fut aussitôt remise par M. Colon ; cet accident n’eut aucune suite. L’asile que le duc de Brunswick donnait au Roi, quand partout on le lui refusait, n’est pas le seul service