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dats l’ardeur dont ils étaient animés. L’Empereur paraissait satisfait. Les régimens de toutes armes défilèrent devant lui dans le plus grand ordre.

Quelques jours après cette revue l’armée partit de Wilna, et se mit en route dans la direction de Witepsk ; mais il fallut avant d’y arriver se mesurer avec l’ennemi. Le combat ne fut ni long ni sanglant : notre perte en tués et blessés ne fut pas de plus de 4,000 hommes. Le 28 juillet, nous étions à Witepsk. En y arrivant, je reçus l’ordre de l’intendant-général d’arrêter indistinctement toutes les voitures vides qui traverseraient la ville, et de faire des perquisitions dans toutes les maisons pour y prendre celles qu’on pourrait utiliser pour le service de la place. Il me fut également ordonné de faire transporter à Witepsk les blessés qui étaient restés sur le champ de bataille, et les malades qui se trouvaient dans le camp.

Ce transport, et les recherches qu’il fallait faire souvent à des distances très-éloignées