Page:Beauchamp - Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine, tome 1.djvu/451

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


tels que ceux de Menzaléh et de Burlos ; le premier à l’est de Damiette, et l’autre au centre d’Adebra. Il n’en est pas de même des lacs Mareotis et Madiéh, plus rapprochés d’Alexandrie. De grands coups de vents ayant agité la mer, lui ont fait franchir les digues naturelles, et les eaux se sont accumulées aux environs d’Alexandrie et d’Aboukir ; elles ont formé ces deux derniers lacs d’eau saumâtre.

Une plus grande fracture faite aux digues peut inonder toute cette partie occidentale de l’Égypte.

Cette opération entra dans les combinaisons des Anglais pour resserrer le blocus d’Alexandrie, et pour avoir un plus grand nombre de forces disponibles. Ils employèrent quatre mille hommes à faire une plus large ouverture à la digue, et même à en faire une plus grande au-delà de la Maison carrée. Ils réunirent ainsi le lac Madiéh au lac Mareotis, en inondant tout l’espace de terrain qui les séparait. Il ne fut