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nos troupes ; les canons et les obus faisaient un grand ravage, parce qu’ils étaient dirigés par les Anglais. Le soir, le général Belliard fit sa retraite sur le Caire, craignant un mouvement de la part des habitans de cette ville ; nous perdîmes dans cette affaire deux cent cinquante hommes. Pendant ce temps, l’armée anglaise, aux ordres d’Hutchinson, s’acheminait de Ramaniéh au Caire ; elle avançait avec de puissans moyens, et, secondée par une flottille de quatre-vingts canonnières qui remontaient le Nil. Le général Belliard prit aussi de grands moyens de défense : il adressa plusieurs proclamations aux Égyptiens, et leur dit que le signal de la révolte serait le signal de la destruction totale de la ville du Caire, la sainte et bien gardée.

Des dromadaires ont donné des nouvelles d’Alexandrie, en traversant le désert en passant par le Fayum ; le général Menou feignait d’ignorer la position du général Belliard : elle était critique. (V. le rapport de ce général.)