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hiéh, Belbéis et Suez, s’y était retranché, et avait fait fortifier la citadelle et Gizéh. Les corps de troupes aux ordres du général Lagrange lui apportèrent un puissant renfort ; les travaux pour la défense de la place furent activés.

De son côté, le général Menou était resserré à Alexandrie ; et enfin, le 25 floréal, nous n’occupions plus en Égypte que deux points, le Caire et Alexandrie.

Le 24, le général Belliard résolut d’aller reconnaître les forces du grand-visir ; dans la nuit, il partit pour Belbéis, et laissa seulement la garnison de la citadelle de Gizéh, et la 22e demi-brigade dans le retranchement, aux ordres du général de brigade Alméras. Le 24, à six heures du matin, le général Belliard trouva l’ennemi à Chalacan ; il le repoussa au bruit du canon. Le grand-visir avança de son côté ; alors, au-delà d’un rideau, dont la pente est insensible, notre corps avancé est enveloppé par plus de vingt mille hommes de cavalerie qui harcelaient