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feu le plus vif de l’ennemi. Enfin, les troupes, encouragées par leurs généraux, font un dernier effort, mais sans succès ; elles sont obligées de rétrograder hors la portée de la mitraille : alors les dromadaires abandonnent la redoute dont ils s’étaient rendus maîtres. De toutes parts nos troupes étaient repoussées, même la division Reynier, qui, sans avoir tiré un coup de fusil, avait perdu trois cents hommes par le feu des chaloupes canonnières. Alors le général Menou, n’ayant plus aucune ressource, aurait dû se replier sur Alexandrie, ne pouvant après deux premières attaques pénétrer dans les retranchemens. Les Anglais de leur côté étaient encouragés par leurs chefs, qui leur assuraient la conquête de l’Égypte, et leur prompt retour en Angleterre. Leur artillerie était bien servie et continua le feu le plus vif. Enfin, le général Menou ordonne par écrit au général de brigade Roize, commandant notre corps de cavalerie de 1400 hommes, de charger sabre à la main dans les retran-