Page:Beauchamp - Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine, tome 1.djvu/437

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


une ligne de lumière placée pour une fête. Ce feu s’ouvrit sans vrai motif ; car nos troupes n’étaient point encore à la portée du fusil. Si le général Menou eût envoyé des forces aux dromadaires, il n’y a pas de doute qu’ils n’eussent pénétré dans le retranchement ; mais il ne fut point instruit de la réussite de cette attaque : il tenait d’ailleurs à son plan, qui se développait. Le général Reynier s’était porté à la droite de l’ennemi. Il tint sa colonne en file : elle commença à être canonnée vivement par les chaloupes canonnières. Les autres divisions commencent l’attaque des retranchemens à la pointe du jour. En vain le général Destaing veut forcer un angle palissadé, il y est blessé grièvement. Le général Menou ordonne, à sept heures du matin, une plus vive attaque. Les divisions Rampon, Lanusse et Destaing, dirigées par l’adjudant-général Ramon, eurent ordre de franchir le retranchement : on hésita au point que ces divisions restèrent près de deux heures sous le