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position pour battre le fort d’Aboukir, qui faisait un feu terrible sur les lignes anglaises. Trente chaloupes canonnières-bombardes furent s’embosser à portée de l’artillerie. On connaît le siége, on peut dire que cette canonnade ressemblait à un combat naval.

Le 20 ventôse, le fort a été ruiné, toute la garnison a été tuée ou blessée, le commandant Vinache a été tué ; on n’a point amené le pavillon, il est tombé avec les remparts. L’armée anglaise s’est fortifiée et retranchée avec de bonnes redoutes, depuis la mer jusqu’au lac Madiéh ; dans sa position elle ne pouvait être attaquée que de front. Elle avait à droite la mer, à gauche le lac ; derrière l’embouchure du lac, plusieurs canonnières-bombardes étaient embossées.

La colonne aux ordres du général Zayonscheck, voyant le débarquement effectué, vu sa faiblesse, s’est retirée. Les lignes de signaux, par le moyen desquels le général Friant donna ses ordres au général Zayonscheck, prescrivirent au général commandant à Ro-