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résistance sur sa position du Camp des Romains ; il avait l’avantage d’avoir du canon, l’ennemi n’en avait que sur des chaloupes. Les Anglais, sans hésiter, montent à l’assaut à la baïonnette. Le général Friant fait une vive résistance, mais il est forcé de battre en retraite à Alexandrie, et perd deux pièces de canon. L’ennemi a pris position sur la langue de terre qui se trouve entre le lac Madiéh et la mer ; quelques régimens vont bloquer le fort d’Aboukir, qui fait entendre ses canons de 24. Le soir, un second débarquement de 6,000 hommes s’est opéré ; et le lendemain 18, un troisième, avec tout l’état-major-général de l’armée anglaise. Le général Abercromby, qui connaissait la valeur de l’armée d’Orient, jusqu’alors victorieuse de toutes les troupes qui s’étaient présentées, fit prendre de suite les mesures nécessaires pour se retrancher sur trois lignes. Des barques canonnières furent embossées à l’avenue sur la gauche des côtes de la mer. Les Anglais ne poursuivirent point nos troupes. Le général Friant fit sa retraite ;