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tier-général du grand-visir, à Gaza. »

C’est ainsi que cette ville célèbre retourna sous la puissance de la France, le 25 avril. On élève à 40,000 le nombre des habitans morts pendant le siége. Nous y avons perdu 1200 hommes ; le général de division Béliard y a été blessé. Le général Almeras l’a été également. Le colonel Donzelot, officier du génie du plus grand mérite, a été tué à la prise de Boulac ; c’est le général Almeras qui a livré cette dernière ville aux flammes et au pillage.

Les principaux habitans du Caire suivirent la retraite des Osmanlis vers la Syrie.

La ville fut forcée de payer sa contribution de guerre. Kléber disait : Des coups de bâton sous la plante des pieds, ou de l’argent.

Le général en chef, après avoir défait l’armée du grand-visir et repris le Caire, s’occupa de rechercher tous les moyens qui pourraient nous reconsolider en Égypte. Il était dû neuf mois de solde à l’armée. On a vu que le général avait ordonné, pour punition de la révolte, une contribution de guerre de douze