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après avoir battu le grand-visir, se hâte d’envoyer des forces au secours de la garnison du Caire. Le général Frian arrive le premier, attaque un corps de mameloucks sur la place El-Békiéh, mais il est obligé de faire sa retraite ; il apprend la difficulté qu’il y avait à pénétrer dans l’intérieur de la ville. Le faubourg de Boulac était aussi révolté. La citadelle du Caire faisait feu depuis plusieurs jours ; ses munitions commençaient à manquer.

Le général en chef arrive lui-même le 27 mars, avec deux autres divisions. Ses forces lui permettent de cerner la ville, ce qui est exécuté le 28, à quatre heures du matin.

Le Ier avril, une attaque bien conduite est ordonnée contre le Caire ; deux colonnes doivent le traverser obliquement, se réunir, et porter des secours à la citadelle. Une mine pratiquée à la maison dite Reynier, d’un bey, où logeaient les chefs des révoltés, réussit. Kléber jugeant le moment favorable, commande l’attaque à neuf heures du soir. Pen-