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possibles parce qu’aujourd’hui qu’ils nous connaissent, je veux avoir des otages. »

Telle était la situation de l’Égypte quand l’escadre turque apparut devant Alexandrie, et débarqua une armée turque, qui prit le fort d’Aboukir. Les dispositions du général en chef furent rapides ; on ne le vit pas tâtonner. De Gizéh il expédia des ordres dans toute l’Égypte, et fit quarante lieues en quatre jours avec son quartier-général, couchant le 19 juillet à Ramaniéh. Prenant ensuite Birket pour le centre de ses opérations, il y fut joint par toutes les troupes le 24. Dans l’intervalle, les Turcs prirent le fort d’Aboukir, à l’extrémité de la presqu’île, fort qui est environné d’un village qui porte le même nom, et ensuite de rochers qui se prolongent dans la mer. On croyait que les Turcs allaient marcher sur Alexandrie. Point du tout, ils se confinèrent dans la presqu’île, où ils élevèrent retranchemens sur retranchemens, sans doute pour attendre leurs renforts, car ils n’avaient encore là qu’une