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sang dans la ville de Damanhour, qui servait de place d’armes aux Mohdhystes.

L’ange, sans se laisser abattre par ce revers, remonta dans le Bachrem supérieur, où il trouva encore des partisans. Il était blessé, mais cachait soigneusement sa blessure. Poursuivi par l’infatigable Lanusse, il périt dans un nouveau combat. Ses partisans étaient tellement fanatisés, que, rejetant l’idée de sa mort, ils soutinrent qu’il était remonté au ciel.

Les troubles ne se seraient pas apaisés si l’armée française, repassant le désert, n’eût fait sa rentrée au Caire ; et encore peu de jours après, le général d’artillerie Dommartin, chargé d’armer les forts sur la côte où l’on redoutait un débarquement, fut attaqué en descendant vers Rosette sur la felouque le Nil, escortée et armée de canons. Il eut plusieurs hommes tués, faillit perdre son bâtiment, assailli à l’abordage, et qui ne fut sauvé que par la chute du jour, les Arabes ne se battant jamais de nuit ; mais il