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surtout celles qui étaient tirées I° de la facilité de multiplier et de répandre à un très-grand nombre les exemplaires des bons ouvrages, qui, manuscrits, ne peuvent être connus que d’un petit nombre de personnes ; 2° de l’impossibilité que tous les exemplaires puissent se perdre ou être supprimés totalement par aucune espèce d’événement, ce qui pouvait arriver aux meilleurs manuscrits. Il dit alors qu’il existait une grande quantité de bons livres arabes, dont la publication serait infiniment utile à l’Égypte, où ils étaient ignorés du plus grand nombre, et qu’il désirait sincèrement qu’ils pussent être répandus par la voie de l’imprimerie. Il se retira en disant que toutes les sciences venaient de Dieu, et que lorsque Dieu le voulait il n’y avait aucune chose que les hommes ne pussent entreprendre, et dans laquelle ils ne pussent réussir.