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lement nouvelle. Les principaux membres du divan, entre autres les cheiks El-Modhy, El-Fayoumy, El-Saony, etc., vinrent plusieurs fois à l’imprimerie nationale, dirigée par le sieur Marcel, et y virent exécuter avec un plaisir mêlé de surprise (telles ont été leurs expressions), les divers procédés qui y étaient employés pour l’impression, soit du français, soit des différentes langues orientales. Le cheik Mohamed-El-Fâsy, qui avait vu l’imprimerie de Constantinople, et plusieurs Syriens qui connaissaient celle qui est établie dans le couvent maronite de Kiesrouen, partie des montagnes qui composent l’anti-Liban, furent également étonnés de la célérité et de la précision avec laquelle les ouvriers français exécutent leurs opérations et leurs mouvemens ; d’après leur témoignage, on ne procède qu’avec beaucoup de maladresse et de lenteur dans les deux imprimeries dont nous venons de parler, et qui sont les deux seuls établissemens typographiques de l’Orient.