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le général Bonaparte vice-président, et M. Fourrier, secrétaire-perpétuel. Dans cette même séance, le général Andréossy lut un mémoire sur la fabrication des poudres ; M. Monge expliqua le singulier phénomène du mirage. On y nomma deux commissions, l’une chargée de composer un vocabulaire français-arabe ; l’autre de rédiger un tableau comparatif des mesures de France et des mesures égyptiennes.

Le local qu’on avait assigné à l’Institut était vaste et commode. Le général en chef ordonna la formation d’une grande bibliothèque, d’une ménagerie, d’un cabinet de physique, d’un observatoire, d’un jardin botanique, d’un laboratoire de chimie et de salles d’antiquités ; mais l’achèvement de tous ces établissemens utiles n’aurait pu avoir lieu qu’à la suite d’une colonisation complète.

Les mois étant divisés alors par décade, l’Institut tenait régulièrement ses séances le premier et le sixième jour de chaque décade. Ses travaux et les mémoires de ses membres