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huit cents nous suivirent pour traverser le désert. Jusqu’à Césarée, nous continuâmes à côtoyer le rivage sur des sables qui, souvent baignés par la mer, ont plus de stabilité que les sables secs, et présentent un appui suffisant pour marcher sans trop de fatigue. L’ardeur du soleil était d’ailleurs tempérée par le vent de mer. À Césarée, ville bâtie par les Croisés, et derrière laquelle on voit encore les ruines de la Césarée bâtie par César, nous vîmes, à peu de distance de la mer, au pied des murailles, et dans l’endroit même où le général en chef vint se baigner avec une partie de l’état-major, une source d’eau limpide, que nous trouvâmes excellente, et dont on remplit les outres des chameaux du quartier-général.

Le lendemain, l’armée s’étant remise en marche, nous suivîmes de nouveau le rivage, puis, prenant notre direction à l’est, nous traversâmes un pays montueux, couvert d’arbres et de buissons, où nous vîmes aussi quelques grands arbres. Le vent de mer ne