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l’Inde les ports de Trinquemale et de Bombay, où nous ferons stationner deux divisions de notre escadre de Suez, qui serviront à protéger et à faire respecter notre commerce sur les côtes de Malabar et de Coromandel, et depuis le golfe Persique jusqu’au fond du golfe du Bengale. On n’aura rien à craindre des Indiens, qui n’ont jamais eu et n’auront jamais de marine militaire ; leur système religieux s’y oppose.

» Dans le second cas, celui d’anéantir le commerce anglais de l’Inde, il suffira d’établir des entrepôts au Caire, à Alexandrie et à Marseille. Alors, d’après les ordres envoyés à Marseille, les marchandises des Indes descendront à Paris et dans tous nos ports de l’Océan, en un mois ou six semaines, par la voie du roulage, et par le canal du Languedoc, indépendamment de celles qui y arriveront par mer.

» Or, les Anglais sont dix-huit à vingt mois à attendre les retours ; donc, sous peu d’années, le commerce anglais avec