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ayant fait reconnaître le rempart de la ville par le chef du génie Samson, et cet officier ayant assuré qu’il n’y avait ni contrescarpes, ni fossés (reconnaissance qui, faite de nuit, fut réputée ensuite inexacte), on crut que la ville n’était pas plus forte que Jaffa ; que la garnison ne s’élevait pas à plus de trois mille hommes, et que peu de jours suffiraient pour s’en emparer. En conséquence, on poussa les travaux, on battit en brèche sur la grande tour et on bombarda la ville. Le 26, les assiégés, conduits par Djezzar-Pacha, tentèrent une sortie et furent presque aussitôt repoussés en désordre. Le 28, le général en chef, étant dans la tranchée avec son état-major, donna le signal du premier assaut ; il fut terrible ; mais les grenadiers de la 69e qui entrèrent les premiers dans la tour, malgré le feu meurtrier des assiégés, n’ayant point trouvé de débouchés du côté de la ville, tombèrent sous une grêle de pierres et de balles, et périrent presque tous, ainsi que le capitaine d’état-major Mailly, qui était monté le pre-