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le siége aurait la même issue que celui de Jaffa, et on soupçonnait peu dans le camp que Saint-Jean-d’Acre pût long-temps nous arrêter. Mais d’abord nous n’avions point d’artillerie de siége, et on ne put former de batterie de brèche qu’avec trois pièces de campagne ; d’un autre côté, la ville était défendue par le commodore Sidney-Smith, commandant la division anglaise, et par un officier du génie français, du plus grand mérite, appelé Phélippeaux, qui était l’ami du commodore, ayant contribué à le délivrer de la prison du Temple deux ans auparavant. L’ingénieur Phélippeaux s’était occupé avec une grande activité de réparer la place, d’y faire de nouveaux ouvrages et d’y établir derrière la vieille enceinte une nouvelle ligne de fortification. Les vaisseaux le Thésée et le Tigre avaient fourni l’artillerie et les munitions nécessaires pour compléter les moyens de défense ; enfin, notre flottille, qui portait l’artillerie de siége et les munitions, tomba au pouvoir de la division anglaise en dou-