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une grande plaine aride, couverte de petites dunes de sables mouvans, que la cavalerie et même les chameaux ne franchissaient qu’avec peine ; il fallut doubler et tripler les attelages. Nous bivouaquâmes à Erdoud, et le lendemain nous longeâmes le rivage jusqu’à Ramléh, bourg habité par des Chrétiens, et que les mameloucks venaient d’abandonner précipitamment ; il est entouré de plaines couvertes d’oliviers et de quelques marécages.

De même qu’en Égypte, nos colonnes étaient sans cesse harcelées par des hordes d’Arabes-Bédouins qui, la nuit surtout, venaient rôder à une certaine distance autour des bivouacs et des cantonnemens. Nos divisions reçurent l’ordre de ne bivouaquer qu’en carré, en plaçant au milieu d’elles les chevaux, les chameaux et les bagages.

Le 3 mars nous arrivâmes sur les hauteurs de Jaffa ; la cavalerie ennemie rentra précipitamment dans la ville, qui n’était protégée que par de mauvais murs sans fos-