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avait autrefois un port, est maintenant à une demi-lieue de la mer. Ses campagnes sont riantes, assez bien cultivées ; on y voit d’immenses forêts d’oliviers. Nous y séjournâmes deux jours, et dans l’intervalle le général en chef fit former à Gaza un divan, d’après le système qu’il avait suivi en Égypte. Le quartier-général était campé dans un jardin vis-à-vis une des portes de la ville. L’ordonnateur en chef avait fait élever ses tentes au milieu des tombeaux. Toutes les vallées étant mouillées par la pluie, nos soldats étaient couverts de boue, et mettaient le feu aux oliviers pour se chauffer et se sécher. Mais comme on avait trouvé dans les magasins du biscuit, du riz et de l’orge en abondance, et même des munitions de guerre, nos soldats furent bientôt ravitaillés.

Le général en chef apprit à Gaza que les Turcs et les mameloucks rassemblaient leurs forces à Jaffa. Il donna aussitôt l’ordre à l’armée de se remettre en marche pour cette dernière ville. Nous parcourûmes d’abord