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fut que son pis-aller. Il y avait songé en Italie une année auparavant, et avait fait rassembler à cet effet plusieurs écrits tirés des bibliothèques de Milan, de Bologne et de Florence ; on lui avait aussi présenté des plans pour révolutionner Malte ; et, de Paris, on lui envoya sur l’Égypte des mémoires manuscrits plus ou moins intéressans. Étant un peu tranquille au Caire, j’en ai vu différens extraits qui étaient renfermés dans les cartons de l’état-major, et j’ai pris quelques notes sur l’un de ces mémoires qui m’a paru contenir les vues les plus déterminantes ; je crois qu’il était de M. Magallon, notre consul-général en Égypte, qui, par ses écrits confidentiels, a le plus influé sur la détermination du gouvernement directorial, et de Bonaparte lui-même.

Dès 1790, l’auteur avait invité le gouvernement français à effectuer la conquête d’Égypte, comme n’étant plus qu’idéalement sous la domination de la Porte ottomane. Plus tard il présenta cette conquête comme