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mier soin, en entrant à Malte, a été de faire mettre en liberté deux mille Turcs qui depuis plusieurs années gémissaient dans l’esclavage. En arrivant en Égypte, j’ai rassuré le peuple, protégé les muphtis, les imans et les mosquées ; les pélerins de la Mecque n’ont jamais été accueillis avec plus de soin et d’amitié que je ne l’ai fait, et la fête du Prophète vient d’être célébrée avec plus de splendeur que jamais.

» Je t’envoie cette lettre par un officier qui te fera connaître de vive voix mon intention de vivre en bonne intelligence avec toi, en nous rendant réciproquement tous les services que peuvent exiger le commerce et le bien des états ; car les Musulmans n’ont pas de plus grands amis que les Français. »

Le général en chef confia cette lettre au chef de bataillon d’état-major Beauvoisin, qui était alors commissaire près le divan du Caire, et il lui donna les instructions suivantes :

« Le chef d’état-major Beauvoisin se ren-