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de trop loin pour qu’elle pût avoir quelque effet. Le général Vial fit défense d’y répondre ; et, voulant d’abord s’emparer du bois, il envoya une compagnie de grenadiers de la 25e avec une pièce de canon pour tourner le bois, et enlever les djermes que l’ennemi avait sur le lac, et au moyen desquelles il pouvait opérer sa retraite. Ce mouvement ne put échapper aux Arabes, qui s’avancèrent aussitôt vers leurs barques ; mais le général Vial les faisant attaquer immédiatement et au pas de charge par une centaine d’hommes, les Arabes, poussés en désordre sur les rizières, se jetèrent, les uns dans Schouara, d’autres vers le village de Miniéh, qu’ils trouvèrent garni de tirailleurs. Beaucoup d’entre eux se jetèrent à la nage, et joignirent leurs barques ; d’autres prirent la fuite, et, traversant plusieurs canaux, eurent de l’eau jusqu’à la ceinture. Toutes les djermes s’étant mises au large, on ne fut plus à temps de les approcher. Le général Vial se porte alors sur Schouara pour attaquer de suite le village.