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consistait à s’entourer de personnes du pays qui eussent de l’influence sur le peuple, instruit que le cheik Hassan-Toubar avait résisté à Menzaléh à toutes les forces des mameloucks, et qu’il ne leur payait aucun tribut depuis plusieurs années, crut aussi devoir le ménager. Il envoya des présens au général Vial, commandant à Damiette, en le chargeant de les offrir de sa part à ce cheik. Le général Vial lui écrivit aussitôt pour l’inviter à venir le trouver à Damiette ; qu’il avait des présens à lui donner de la part du général en chef, et qu’en même temps ils régleraient ensemble la contribution de la ville de Menzaléh ; mais Hassan-Toubar, craignant un piége, répondit qu’il irait à Damiette, mais il n’effectua pas sa promesse. Il parut d’abord vouloir vivre en bonne intelligence avec les Français, et se mit en correspondance avec le général Vial. Le 13 août, il lui apprit lui-même que Bonaparte avait réellement repoussé Ibrahim-Bey sur la frontière de Syrie ; le général Vial fit passer au général en chef une