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les vaisseaux maltraités étaient en son pouvoir. L’ennemi avait un vaisseau, le Bellérophon, démâté de tous ses mâts, et six autres ayant quelques pièces de leurs mâtures et gréemens intéressées ; les six autres étaient presque intacts.

À huit heures du matin, nos vaisseaux le Guillaume-Tell, le Généreux, le Timoléon, les frégates la Diane et la Justice, appareillèrent. Les deux premiers et les frégates prirent leur bordée au large ; le Timoléon mit le cap au sud-est, et s’échoua.

Le vaisseau anglais le Zélé, qui était resté en tête de notre ligne, appareilla, et les ayant dépassés, vira de bord, et vint à leur rencontre ; ils se lâchèrent de part et d’autre leurs bordées du même bord. L’Anglais revint mouiller, et à midi, nos vaisseaux et nos deux frégates étaient hors de vue.

Les Anglais sommèrent le capitaine du Timoléon de se rendre. Il y consentit, à la condition qu’on lui fournirait un parlementaire pour transporter lui et son équipage