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entièrement coupés, d’autres le crâne, ou une grande partie des épaules et des cuisses emportés. Le chef d’escadron du 7e des hussards, d’Estrées, reçut plus de vingt blessures. L’aide-de-camp Sulkouski, moins dangereusement blessé, reçut pourtant plusieurs coups de feu et sept coups de sabre. Il n’y avait eu aucune infanterie engagée dans l’action ; ni nous ni les mameloucks n’avions d’artillerie, ce qui fut un avantage pour ces derniers, qui ne savent pas se servir du canon. Ils déployèrent, il faut en convenir, dans cette rencontre, plus d’habileté et de courage qu’on ne leur en supposait. Le 11 août, le général en chef avait écrit à Ibrahim-Bey pour l’engager à entrer en négociation avec lui, et à lui envoyer le pacha du grand-seigneur porter sa réponse. Mais Ibrahim n’eut garde de se séparer du pacha, qu’il avait entraîné avec lui au moment de sa fuite du Caire ; il vit un piége dans cette ouverture, et n’y répondit pas.

Le général en chef ayant donné des or-